Résolu Produits Forestiers
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Au Canada, la saison des feux de forêt s’étend d’avril à octobre. À ce jour, 4 millions d’hectares de forêt ont déjà brûlé, ce qui représente environ la superficie de la Suisse. La plupart des feux ont eu lieu en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan. En Ontario et au Québec, où sont concentrées les installations de Résolu, l’activité des feux de forêt a été de modérée à faible, soit considérablement sous la moyenne de 10 ans.[1]

Bien qu’ils constituent évidemment une menace à la sécurité et aux biens publics, les feux de forêt jouent un rôle important dans le cycle de vie d’une forêt. Voici les réponses à cinq questions brûlantes sur le sujet.

  1. Comment un feu prend-il naissance?

La foudre est souvent la cause des feux de végétation dans les régions reculées, l’été, alors que la sécheresse persiste. Cependant, Ressources naturelles Canada (RNCan) estime que plus de la moitié des feux saisonniers peuvent être attribués à des causes humaines, par exemple l’étincelle d’un moteur, ou encore à un acte de négligence comme laisser un feu de camp sans surveillance, jeter un mégot de cigarette ou perdre la maîtrise d’un feu de déchets.[2] Dans le cas de la forêt boréale canadienne toutefois, c’est principalement la foudre qui est en cause.

Consultez la carte canadienne du risque de foudre en temps réel.

  1. Pourquoi le feu se répand-il si rapidement?

Outre une source d’ignition, un feu de végétation requiert un combustible sec ainsi que du temps chaud, sec et venteux. Et pour continuer de brûler, le feu a besoin de chaleur, d’oxygène et de combustible (connu sous le nom de « triangle du feu »). L’incendie peut avancer rapidement, jusqu’à 23 kilomètres à l’heure selon certaines estimations.[3]Et il pourra continuer à gagner du terrain en fonction de la quantité et du type de combustible disponible, des conditions météo et de la topographie. La chaleur du brasier fait évaporer l’humidité du combustible adjacent, qui s’enflamme alors plus facilement. Le vent fournit l’oxygène aux flammes et les pousse à un rythme plus soutenu. Un gros feu créera aussi son propre vent, dont la vélocité peut être jusqu’à 10 fois supérieure à celle du vent ambiant. Les tisons seront alors propulsés haut dans les airs et iront allumer des feux dans d’autres secteurs.[4]

  1. Tous les feux sont-ils aussi graves que ceux que l’on voit aux nouvelles?

Non. Il existe essentiellement trois types d’incendie de forêt. Le type que nous voyons le plus souvent dans les reportages est appelé feu de cimes parce qu’il a lieu à la cime des arbres. C’est le plus dangereux. Dans le feu de surface, ce sont des feuilles, des branches et des aiguilles de pin séchées qui brûlent à la surface du sol. On tend à maîtriser et à éteindre ce type de feu plus facilement. Le troisième type, le feu de terre, chemine en profondeur, où se trouvent d’importantes accumulations de végétaux morts devenus suffisamment secs pour brûler. Ce feu souterrain couve d’habitude pendant longtemps.

Voyez depuis le sol un gros feu de cimes gagner du terrain.

  1. Quel rôle joue le feu dans l’écologie de la forêt?

En un mot, il assure la diversité. En particulier dans la forêt boréale, qui est soit composée purement de feuillus, d’un mélange de résineux et de feuillus ou purement de résineux. La décomposition n’étant pas aussi rapide dans le climat tempéré frais de la forêt boréale que dans les climats plus chauds et humides, le feu s’avère un moyen naturel de transformer les branches, troncs et feuilles sur le sol en cendres riches en minéraux. Les nutriments sont ainsi libérés et recyclés.

En outre, les éclaircies créées par le feu permettent aux rayons du soleil de pénétrer dans la forêt et de stimuler la croissance des espèces pionnières comme le tremble, le bouleau blanc, le pin gris et le pin lodgepole. S’il n’y a pas de feu dans cette même forêt pendant les cent ans qui suivent, l’épinette noire s’épanouira dans l’ombre qu’apportent ces espèces pionnières.

Et comme les oiseaux transportent des graines dans de nouveaux secteurs, il s’y développe toute une variété d’espèces végétales qui poussent à différents rythmes. En réaménageant la végétation, le feu favorise la formation d’écosystèmes diversifiés abritant des populations d’insectes, d’oiseaux et de mammifères.

  1. Dans quels cas laisse-t-on le feu brûler?

Généralement, on laisse brûler le feu s’il ne pose pas de risque à la vie humaine ou aux biens. Pendant la majeure partie du XXe siècle, les feux de forêt étaient considérés comme une force destructrice qu’il fallait supprimer. On y parvenait d’ordinaire. Mais on a plus tard compris que le feu, tout comme le vent et l’eau, n’est qu’un des éléments de l’écosystème. Aujourd’hui, les stratégies en matière de feux de forêt prévoient l’extinction de certains feux ainsi que l’allumage volontaire de certains autres, que l’on appelle « brûlages dirigés » et qui visent à éliminer des sources de combustible potentielles.

Apprenez comment des équipes aériennes effectuent des brûlages dirigés en Ontario.

Les organismes responsables de l’extinction des feux dans un secteur ont des outils à leur disposition, afin d’évaluer le risque pour la vie humaine et les biens. Comme l’explique RNCan, les secteurs protégés en priorité sont les zones résidentielles, les forêts commerciales de grande valeur et les sites récréatifs. Les secteurs à faible priorité sont habituellement les parcs sauvages et les forêts éloignées à valeur économique limitée – quoique la protection d’habitats rares, des zones importantes sur le plan culturel et d’autres valeurs semblables influencent la décision d’intervenir.[5]

 


 

[1] http://www.cbc.ca/news/canada/thunder-bay/forest-fire-season-quiet-in-ontario-compared-to-average-1.3227997

[2] http://www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/feux/13146

[3] http://science.howstuffworks.com/nature/natural-disasters/wildfire.htm

[4] http://science.howstuffworks.com/nature/natural-disasters/wildfire2.htm

[5] http://www.rncan.gc.ca/forets/feux-insectes-perturbations/feux/13158

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Seedling

Bien qu’on les utilise considérablement moins depuis quelques années, les herbicides demeurent un outil clé pour la régénération des terrains forestiers exploités. Voici pourquoi.

Après la récolte du bois, la zone est préparée pour la reforestation. Un sol riche en nutriments et un soleil abondant constituent des conditions idéales, non seulement pour la régénération des arbres, mais également pour la croissance de beaucoup d’autres espèces végétales. Les herbicides aident à empêcher que certaines espèces pionnières, telles que la calamagrostide du Canada, la framboise et le peuplier faux-tremble, prennent la place des semis nouvellement plantés, comme des espèces d’épinette et de pin.

On épand l’herbicide d’ordinaire une seule fois sur la zone, la plupart du temps au cours des cinq premières années suivant la récolte, soit avant, soit après la plantation de semis.

Pour Résolu et d’autres sociétés menant des activités de régénération, il est essentiel d’assurer la santé et la sécurité des employés et des habitants. Les questions environnementales sont au premier plan de notre approche d’une gestion durable et responsable des forêts qui nous sont confiées. Le programme d’épandage est l’un des outils nous servant à assurer le succès des initiatives de régénération, et nous l’exécutons en conformité avec les plans de gestion forestière approuvés par le gouvernement. L’épandage n’a lieu que lorsqu’il est nécessaire, et seuls les herbicides approuvés sont utilisés par des experts qualifiés et expérimentés.

Régénération naturelle ou usage d’herbicides

Étant donné que toutes les zones récoltées au Canada doivent être régénérées rapidement, la gestion des espèces pionnières est un défi constant. Il existe diverses méthodes pour le relever. À certains endroits, les arbres se régénèrent naturellement, tandis qu’à d’autres, ils repoussent avec l’aide des herbicides. À titre d’exemple, 46 % des zones récoltées en Ontario en 2013 se sont régénérées sans herbicide.

  1. Si certaines zones se régénèrent sans herbicide, n’est-ce pas la preuve qu’il est inutile?

L’objectif est une régénération conforme à une norme précise. On obtient différents niveaux de réussite dans diverses zones selon la méthode de contrôle utilisée. Et nombreuses sont les méthodes ayant été essayées : on a étendu des tapis de paillis, on a fait paître du bétail et on a même mis au point un champignon indigène comme agent de lutte biologique.[1] Mais le fait est que rien n’est plus efficace que les herbicides.

Par ailleurs, si les herbicides ne sont pas utilisés, on constate une croissance réduite de la culture, et même sa perte complète. Comme dans le potager de votre cour, si vous ne maîtrisez pas une espèce concurrente, elle pourra prendre le dessus sur votre semence. C’est arrivé dans les forêts de Nouvelle-Écosse, où l’usage des herbicides a été interdit. Une étude publiée en 2007 qui visait 101 plantations examinées à l’été 2005 concluait que la majeure partie (87 %) des plants de conifères du site était entièrement perdue et que la quasi-totalité (97 %) n’était pas conforme aux normes de régénération généralement acceptées six à huit ans après la récolte.[2]

À titre d’hypothèse simplificatrice, il n’existe pas de solutions de remplacement qui soient aussi rentables, efficaces ou fiables que les herbicides chimiques modernes pour bon nombre de scénarios de régénération forestière. En fait, si l’on soupèse les effets et les risques environnementaux des diverses techniques de préparation de sites, les herbicides peuvent être beaucoup moins dangereux que la préparation au moyen de machinerie lourde, de feu et de défrichage manuel.

  1. Pourquoi procède-t-on à l’épandage aérien des herbicides? L’épandage terrestre ne serait-il pas préférable?

Les zones où est prévue l’application d’herbicide quotidienne font quelque 200 hectares et sont habituellement très reculées. Non seulement la méthode aérienne est économique, mais elle est préférable, car les équipes d’épandage terrestre risquent de perturber une zone en régénération. Pour assurer la précision de l’épandage, on utilise des systèmes de pointe pour réduire au minimum les risques d’épandage à l’extérieur des limites du territoire visé. De plus, selon les exigences législatives, les plans d’eau à proximité des sites traités sont protégés par des zones tampons de bois sur pied, que repèrent les systèmes de guidage.

En Ontario, Résolu ne procède qu’à l’épandage aérien. Nous utilisons exclusivement des hélicoptères, qui permettent une plus grande précision que des avions, surtout dans le cas de zones restreintes.

  1. Quel est l’herbicide le plus couramment utilisé? Et quel est ces effets?

Il en existe quelques types, mais le glyphosate est l’ingrédient actif le plus courant. Les herbicides contenant du glyphosate comptent parmi les plus testés du monde. La preuve de leur innocuité est corroborée par l’une des bases de données les plus exhaustives jamais créées sur un herbicide, et portant sur la santé humaine, les résidus de culture et l’environnement.

Le glyphosate est particulièrement efficace pour le contrôle de la végétation concurrente dans les plantations de conifères, l’essence dominante commerciale récoltée dans toute la forêt boréale canadienne.

Il présente aussi un profil environnemental relativement favorable, ce qui signifie qu’il ne reste pas dans le sol, la végétation ni l’eau, qu’il ne s’accumule pas dans les animaux et que son risque d’infiltration dans les eaux souterraines est très faible. En outre, sa toxicité intrinsèque est également relativement faible pour les humains et la faune.

  1. Mais est-il réellement sans danger?

En nous fondant sur un vaste corpus de documentation et d’études scientifiques ainsi que sur l’information que nous a transmise Santé Canada, nous croyons à l’innocuité des herbicides à base de glyphosate. Leur bilan en matière de sécurité est excellent depuis plus de 50 ans, et leur usage est approuvé par Santé Canada.

Lors d’une récente réévaluation de l’utilisation des herbicides à base de glyphosate, Santé Canada a conclu que les « les produits contenant du glyphosate ne présentent pas de risque inacceptable pour la santé humaine ou l’environnement lorsqu’ils sont utilisés conformément au mode d’emploi proposé sur les étiquettes. »

Plus de 800 études ont démontré que le glyphosate ne causait ni cancer, anomalies congénitales, dommage à l’ADN, effets sur le système nerveux, effets sur le système immunitaire, perturbation endocrinienne ni problèmes de reproduction. De plus, de nombreuses études sur le terrain ont été menées à ce le sujet dans les écosystèmes forestiers du Canada. La meilleure façon de comprendre les conclusions de ces études est sans doute d’énoncer ce que le glyphosate NE fait PAS :

    • Il ne tue PAS toutes les autres plantes pour créer une plantation d’une seule essence d’arbres.
    • Il n’empoisonne PAS les oiseaux, poissons, invertébrés aquatiques, petits et grands mammifères ni amphibiens.
    • Et il ne cause PAS la réduction de populations microbiennes du sol et ne nuit pas considérablement à leur fonction.[3] En fait, certaines études recommandent même l’usage de ce produit pour créer des conditions de fourrage qui favorisent l’essor du caribou des bois plutôt que de l’orignal.[4]

 

  1. Qu’en est-il des commentaires récemment publiés par le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé?

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rangé le glyphosate dans la classe des dangers jugés « probablement cancérogènes pour les humains », soit dans la même classe (2A) que les rayons du soleil, l’aloès, le téléphone cellulaire, le café et le métier de barbier.

Santé Canada fait l’annonce suivante dans le cadre de sa décision de réévaluation publiée le 13 avril 2015 :

Le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé a récemment rangé le glyphosate dans la classe des dangers jugés « probablement cancérogènes pour les humains ». Il importe de noter que le classement des dangers ne consiste pas en une évaluation des risques pour la santé. Le degré d’exposition chez l’humain, qui détermine le risque réel, n’a pas été pris en compte par le Centre international de recherche sur le cancer. Les pesticides sont homologués pour une utilisation au Canada seulement si la dose à laquelle est exposée la population canadienne ne cause aucun effet nocif, y compris le cancer.

  1. Peut-on manger des bleuets qui ont été arrosés de glyphosate?

Les documents de consultation de Santé Canada indiquent que les produits contenant du glyphosate sont peu susceptibles de nuire à la santé s’ils sont utilisés conformément au mode d’emploi proposé sur les étiquettes, et que les risques alimentaires associés aux aliments et à l’eau ne sont pas préoccupants.

La recommandation d’éviter de consommer des baies dans les secteurs identifiés après l’arrosage avec un herbicide à base de glyphosate ne reflète pas nécessairement un risque élevé, mais est plutôt invoquée comme simple précaution supplémentaire sans inconvénient important, selon Ressources naturelles Canada.[5] Les années subséquentes, on peut cueillir et manger les baies. Même sans laver les fruits, la présence de substance diminue naturellement à un rythme exponentiel d’environ 50 % de la valeur initiale après 13 jours et de 4 % de la valeur initiale après 61 jours.[6] Une étude montre qu’un an après le traitement au glyphosate, la repousse était normale et qu’il n’y avait aucun effet sur le rendement des bleuets la saison suivant le traitement. [7], [8]

Une étude récente auprès de producteurs de bleuets du Maine révèle que 76 % des producteurs sondés utilisent des herbicides tels que le glyphosate pour gérer les mauvaises herbes. En fait, une grande partie des producteurs déclarant leurs produits « sans arrosage » ou biologiques utilisaient les herbicides glyphosate et séthoxydime (dans des proportions de 30 % et de 15 %, respectivement)[9]. Cela montre que certains producteurs ne considèrent pas les herbicides comme des pesticides, étant donné qu’ils sont souvent moins toxiques pour les vertébrés et les humains que les insecticides et les fongicides.[10]

Résolu continue de suivre les travaux de recherche. Nous sommes toutefois d’avis que l’utilisation d’herbicides dans le cadre de notre stratégie de gestion durable des forêts est appropriée et fondée sur des données probantes. Il importante également de se rappeler que les régimes et la réglementation de l’Ontario en matière de gestion forestière comptent parmi les plus sévères du monde et que Résolu y souscrit et s’y conforme.

Complément d’information :

http://cfs.nrcan.gc.ca/pubwarehouse/pdfs/32344.pdf

http://www.hc-sc.gc.ca/cps-spc/pest/part/consultations/_prvd2015-01/prvd2015-01-fra.php#a4

http://www.monsanto.com/iarc-roundup/pages/default.aspx

 


 

[1] http://cfs.nrcan.gc.ca/pubwarehouse/pdfs/32344.pdf

[2] Nicholson, J. 2007. Survey of plantations established between 1998-2000 (6-8 years of age) on eastern Crown land without herbicides. Nova Scotia Department of Natural Resources, Forest Management Planning, Forest Research Report 83, 27 p. (http://novascotia.ca/natr/library/forestry/reports/REPORT83.PDF)

[3] Giesy, John P., Stuart Dobson, and Keith R. Solomon. “Ecotoxicological Risk Assessment for Roundup® Herbicide.” Reviews of Environmental Contamination and Toxicology (2000): 35-120.

[4] Mihajlovich, Milo, and Peter Blake. “An evaluation of the potential of glyphosate herbicide for woodland caribou habitat management.” Alces 40 (2004): 7-11.

[5] http://cfs.nrcan.gc.ca/pubwarehouse/pdfs/32344.pdf Page 4

[6] Roy, D. N., et al. “Uptake and persistence of the herbicide glyphosate (Vision®) in fruit of wild blueberry and red raspberry.” Canadian Journal of Forest Research 19.7 (1989): 842-847.

[7] Hodges, Laurie; Talbert, Ronald E.; and Moore, J. N., “Effects of Glyphosate on Highbush Blueberry (Vaccinium corymbosum L.)” (1979). Agronomy & Horticulture — Faculty Publications. Paper 401. http://digitalcommons.unl.edu/agronomyfacpub/401

[8] Hanson, E. J. “Response of highbush blueberries to postemergent herbicides.” IX International Vaccinium Symposium 810. 2008.

[9] Farmer Survey: Rose, A., F.A. Drummond, D.E. Yarborough, and E. Asare. 2013. Maine wild blueberry growers: A 2010 economic and sociological analysis of a traditional Downeast crop in transition. Maine Agricultural & Forest Experiment Station Miscellaneous Report 445

[10] Herbicides are less toxic: D’Appollonio, J., D. Yarborough, and F. Drummond. 2010 Maine wild blueberry pesticides chart. University of Maine Cooperative Extension. http://www.extension.umaine. edu/blueberries/files/2010/06/2010PesticideChart3-2010forWeb.pdf

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Forêt_boréale_caribou

Protection du caribou forestier au Canada : le travail n’est pas terminé
Le caribou forestier est un animal emblématique de la forêt boréale. C’est un symbole national du Canada depuis des décennies; il est même représenté sur les pièces de 25 cents. Comme on observe depuis quelques années une diminution des populations de caribous forestiers dans plusieurs régions du Canada, cet animal a été ajouté à la liste des espèces menacées du gouvernement canadien en 2002 . Depuis, les provinces canadiennes, les Premières Nations, les collectivités et l’industrie des produits forestiers continuent de travailler en collaboration pour assurer le rétablissement et la survie à long terme de ce magnifique animal.

Les trois quarts du territoire du caribou sont déjà protégés

  • Au Québec, l’exploitation forestière est interdite dans 76 % de l’aire de répartition du caribou.
  • En Ontario, l’exploitation forestière est interdite dans 77 % de l’aire de répartition du caribou.

Le caribou, les prédateurs et l’habitat
Les caribous assurent leur propre protection contre les prédateurs, dont les loups, les coyotes et les ours, en se dispersant sur de vastes étendues de territoire. Alors qu’on peut trouver deux ou trois orignaux par kilomètre carré (250 acres) dans la forêt boréale, il n’y a qu’un ou deux caribous par centaine de kilomètres carrés (25 000 acres).

Cette stratégie qui consiste à disperser la population sur de vastes étendues fait en sorte qu’un caribou risque beaucoup moins d’être confronté à un prédateur et, par conséquent, les animaux peuvent survivre et se multiplier sans devoir constamment surveiller ce qui se passe autour d’eux pour éviter d’être chassés. Il arrive régulièrement, les caribous sont tués par des loups, des coyotes ou des ours qui, en fait, chassent des proies beaucoup plus grosses, comme l’orignal. Contrairement aux orignaux, une espèce cousine qui vit aussi dans la toundra, les caribous ne se déplacent pas en troupeaux de manière à se rendre plus vulnérables face aux loups. De plus, comme ils sont plus petits que les orignaux, ils n’offrent pas autant de nourriture aux animaux qui les capturent.

Quand des bandes de forêts sont exploitées, la végétation basse, les herbes et les nouveaux arbres colonisent rapidement les secteurs fertiles qui viennent d’être dénudés. Ce type de couvert végétal procure une source riche et abondante de fourrage, qui attire plusieurs espèces herbivores, comme les orignaux. En raison de l’accroissement de la population d’orignaux, les loups, les coyotes et les ours se regroupent dans le secteur pour chasser. Comme le nombre de prédateurs augmente, la probabilité de voir un d’eux s’en prendre à un caribou augmente aussi, ce qui a un effet négatif sur les populations de caribou.

Résolu protège le territoire pour accroître l’habitat du caribou
Pour s’assurer que l’habitat du caribou reste sûr et abondant pour des décennies à venir, Résolu emploie des pratiques d’aménagement forestier qui ciblent de vastes étendues de territoire tout en laissant assez de terrains boisés pour répondre aux besoins du caribou. Les secteurs réservés pour la protection de l’animal doivent être assez étendus pour que la stratégie de dispersion des caribous permette de réduire les risques de confrontation avec des prédateurs. En plus de cette approche, nous appuyons également plusieurs initiatives visant à mettre en réserve des territoires additionnels dont certains font actuellement l’objet de discussions dans le cadre de l’Entente sur la forêt boréale canadienne (EFBC).

Jusqu’à maintenant, Résolu a apporté les contributions suivantes afin de protéger l’habitat du caribou forestier :

  • Dans le nord-est de l’Ontario, la Société, avec ses partenaires de l’EFBC, soutient une proposition qui vise l’établissement d’une autre aire de protection du caribou couvrant près de 8 348 kilomètres carrés (3 223 milles carrés) dans la forêt de la rivière Abitibi.
  • Dans le nord-ouest de l’Ontario, les sociétés remplacées par Produits forestiers Résolu ont offert une partie des terrains sous leur gestion pour la création du parc provincial Wabakimi, qui couvre un territoire de 8 920 kilomètres carrés et est l’un des plus vastes parcs de la province.
  • Au Québec, Résolu a été l’une des premières entreprises à proposer et implanter un plan d’action pour le caribou. La Société a aussi participé au processus gouvernemental ayant pour but de définir des aires protégées pouvant offrir un habitat au caribou.

Protéger le caribou par une saine gestion
Comme plus de 75 % de l’aire de répartition du caribou est située au nord de la forêt aménagée, nous faisons appel à de nombreuses stratégies, bonnes pratiques et lignes directrices afin d’offrir un habitat au caribou forestier à l’intérieur des 25 % qui sont situés à l’intérieur de la forêt aménagée. Le plan de protection du caribou qui a été élaboré en Ontario est un exemple de programme gouvernemental qui favorise la durabilité de l’espèce. Ces stratégies, intégrées à nos plans d’aménagement forestier, ont pour objectif d’assurer un habitat à long terme au caribou dans l’ensemble du paysage et de réduire au minimum les perturbations pour les populations de caribou en mettant de l’avant les principes suivants :

  • Dans l’élaboration des stratégies qui portent sur l’aménagement de routes dans chaque plan d’aménagement forestier, on détermine l’emplacement des routes, les techniques de construction et les mesures entourant la fin des travaux en mettant l’accent sur les besoins du caribou.
  • On protège en priorité les secteurs qui ont de l’importance pour les caribous, comme les aires (lacs) de mise bas.
  • On favorise la régénération des conifères, ce qui assurera un habitat convenable au caribou dans l’avenir, conformément aux décisions prises pour protéger l’habitat.
  • On étale dans le temps les activités de récolte sur le territoire afin de réduire les niveaux de perturbation au minimum pour les populations de caribou.

Plan échelonné sur 150 ans
Une des approches les plus répandues en matière d’exploitation forestière est la gestion dynamique de l’habitat du caribou, qui consiste à identifier des secteurs où la séquence de récolte optimale peut s’étendre sur 100 à 150 ans de manière à ce qu’un habitat approprié soit maintenu de façon constante dans une aire de répartition du caribou. Grâce à cette technique, le caribou a continuellement accès à un habitat répondant à ses besoins sur l’ensemble du paysage. On reporte les travaux de récolte dans certains secteurs et on n’y revient que lorsqu’ils ont eu le temps d’acquérir les caractéristiques nécessaires pour en faire un habitat approprié pour le caribou et lorsque l’animal peut s’y déplacer en sécurité. Cette approche a pour effet de concentrer les activités de récolte dans des secteurs bien définis afin de réduire au minimum les niveaux de perturbation à tout moment pour l’ensemble des populations de caribou.

Regard vers l’avenir
Résolu a clairement exprimé son engagement à protéger les populations de caribou forestier par des pratiques d’aménagement forestier durable, la préservation de l’habitat du caribou et la gestion dynamique de l’habitat du caribou dans les secteurs récoltés afin de réduire les perturbations au minimum et de maintenir un habitat suffisant sur l’ensemble du paysage. La Société continuera à mettre tout en œuvre pour protéger ce magnifique animal et ce symbole national dans une perspective à long terme, tout en cherchant d’autres partenaires et en adoptant des approches novatrices qui auront des effets positifs sur les populations de caribou forestier partout au Canada.

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Bamboo

Fabriquer du papier à partir de sources de fibre autres que le bois peut avoir des impacts environnementaux comparables et mêmes supérieurs à ceux qui sont associés à l’utilisation de pâte de bois. Voici pourquoi.

On pense souvent que le papier fait de fibre non ligneuse comme le chanvre, le bambou ou le kénaf est plus durable que le papier fait de pâte de bois, autrement dit, que faire du papier ne contenant pas de bois contribue à protéger l’environnement. Cette croyance est une simplification exagérée d’une équation relativement complexe.

La plupart des études comparant les impacts environnementaux du papier fait de bois et du papier issu de matières premières autres que le bois ont permis de découvrir que les impacts sont à peu près semblables et que, dans certains cas, ils sont mêmes plus élevés pour les fibres naturelles cultivées, dépendamment des aspects considérés. Bref, miser sur les fibres cultivées pour produire du papier et de la pâte n’est pas une panacée, et écarter le bois n’est pas nécessairement la meilleure façon de protéger les forêts.

Substituer la culture à l’exploitation forestière revient à remplacer une matière première par une autre. Même quand on utilise du polypropylène ou du polyester pour produire du papier « plastique », il faut tenir compte de la matière première, le pétrole, qui génère d’importants coûts environnementaux – souvent beaucoup plus élevés que ceux du papier fait de fibre ligneuse ou à partir de bois.

En choisissant une matière première, il faut considérer tous les aspects – la quantité d’eau qu’il faut pour la faire pousser et la transformer en papier, la consommation d’énergie associée au procédé et les autres produits utiles qu’on peut en obtenir.

Les fibres cultivées comme le bambou, le kénaf et le chanvre sont utilisées partout dans le monde, mais leur impact global peut être problématique par rapport à celui de la fibre de bois si l’on tient compte de certains facteurs. En voici cinq :

  1. Les cultures de plantes à fibres nécessitent de plus grandes quantités d’eau. Les forêts sont cultivées sur plusieurs années et elles résistent davantage aux variations dans les quantités de précipitations. Les cultures peuvent nécessiter de grandes quantités d’eau. Par exemple, le kénaf a besoin de cinq pouces d’eau par mois. À l’étape de la transformation, les fibres plus courtes des plantes autres que le bois exigent des quantités d’eau plus importantes. Comme la plus grande partie de l’eau qui est utilisée pour transformer les fibres – quelle qu’en soit l’origine – est traitée et rejetée dans l’environnement, c’est plus une question de sensibilité à l’eau que de consommation. Ainsi, la transformation de la fibre non ligneuse n’est pas une bonne option dans les régions à faible précipitation.
  2. Les cultures de plantes à fibres consomment plus d’énergie. On dit souvent que les cultures de fibre non ligneuse offrent de meilleurs rendements quand on compare la quantité d’énergie qu’elles consomment. Selon les circonstances, c’est parfois le cas. Mais ces cultures nécessitent plus d’intrants. La récolte et la culture de ce type de fibre sont plus intenses que celles d’une forêt parce qu’elles sont plus fréquentes. Elles nécessitent aussi plus d’engrais, un grand consommateur d’énergie. D’ailleurs, selon une de nos sources, la fabrication et la distribution d’engrais représentent jusqu’à 50 % de l’énergie consommée pour la production agricole.
  3. Le bois procure de l’énergie pour le procédé et il crée d’autres produits. Les fibres non ligneuses nécessitent moins d’énergie que les fibres de bois pendant la transformation en pâte mécanique, mais pour produire de la pâte chimique, les produits forestiers offrent un certain nombre d’avantages. Pour être plus précis, la production de pâte chimique consomme moins d’électricité issue de combustibles fossiles quand on utilise de la fibre de bois. En fait, l’énergie dérivée de la liqueur récupérée répond à environ 50 % des besoins en énergie d’une usine nord-américaine de pâte et de papier. De plus, en transformant du bois en pâte selon ce procédé, on peut aussi obtenir d’autres produits comme la résine liquide (tall oil) et l’essence de térébenthine.
  4. Les forêts font une meilleure utilisation du territoire. Une plantation d’arbres, même fortement aménagée, offre de plus grandes valeurs en matière d’habitat, de biodiversité, de qualité de l’eau et de stockage du carbone qu’une culture agricole et ce, parce que les travaux de récolte, de plantation, de fertilisation et même d’application de pesticides ne se font qu’une fois dans un intervalle de quelques années. Mais en agriculture, il faut y voir chaque année. Des études ont démontré que la proximité aux forêts naturelles est le plus grand déterminant de la richesse des espèces (une mesure de la biodiversité représentée par le nombre d’espèces de plantes et d’animaux dans un secteur donné), ce qui signifie que les forêts aménagées ont un énorme avantage sur les zones agricoles sur le plan de biodiversité.
  5. Les cultures annuelles ne peuvent être récoltées qu’une fois par année. Une des principales préoccupations des usines de papier consiste à s’assurer un approvisionnement en fibre stable à longueur d’année, ce qui est difficile à garantir avec les cultures de fibre non ligneuse, qui, en général, ne sont récoltées qu’une fois par année. Accroître la capacité d’entreposage exigerait plus de terres, d’énergie et de ressources, ce qui devient un facteur important quand on sait que la plupart des sources de fibre non ligneuse représentent un fort volume et une faible densité par rapport au bois.

Enfin, il y a un paradoxe dans l’idée selon laquelle l’utilisation de ces cultures contribuerait à lutter contre la déforestation. Certains pourraient croire que pour sauver un arbre, il serait préférable de produire du papier à partir de fibre cultivée. Or, la récolte forestière aux États-Unis n’entraîne pas l’appauvrissement des forêts. Au contraire, la croissance nette des arbres dépasse l’abattage depuis plus de six décennies consécutives. Pour les États-Unis, la plus grande menace pour les forêts demeure la conversion des terres, tandis qu’au Canada, l’agriculture, le développement urbain, le transport, les loisirs et l’hydroélectricité sont les principaux responsables du déboisement. Autrement dit, si la demande de papier fait de fibre non ligneuse augmentait, il faudrait abattre possiblement des arbres pour convertir des terres boisées en terres agricoles pour faire pousser ces plantes afin d’en faire du papier.

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Forêt boréale

La région boréale canadienne couvre presque 60 pour cent de la superficie du pays, s’étendant essentiellement de l’Atlantique au Pacifique. Avec une superficie de plus de 5 740 000 km², c’est un des écosystèmes les plus vastes et complexes de la planète.

La forêt boréale est extraordinairement diversifiée et complexe. C’est un écosystème qui regorge de lacs et de zones humides et qui régule le climat, produit de l’oxygène et purifie l’eau pour ses habitants. Une bonne partie de l’approvisionnement en eau douce du monde provient des lacs, des rivières et des ruisseaux de la forêt boréale. Plus de 208 milliards de tonnes de carbone sont stockées dans les arbres, le sol, l’eau et la tourbe de la région boréale, ce qui explique pourquoi la forêt a autant d’impact sur la capacité de la planète de contrôler les concentrations de carbone dans l’atmosphère.

Selon Ressources naturelles Canada : « Souvent, on présente la forêt boréale du Canada comme une vaste étendue de nature sauvage, vierge et ancienne. Toutefois, ce n’est pas le cas. Il est vrai que la région boréale est ancienne, mais la forêt boréale est composée surtout d’arbres relativement jeunes par rapport à ceux qui poussent dans les climats plus tempérés et elle est régulièrement touchée par des incendies de forêt, des insectes et d’autres perturbations naturelles, à travers lesquels elle se renouvelle. »

Faits en bref : espèces boréales

  • La forêt boréale englobe une variété d’arbres appartenant à différentes espèces, telles que le sapin baumier, le bouleau blanc, le peuplier, l’épinette noire, l’épinette blanche, le pin gris, le pin rouge et le thuya occidental.
  • La région représente plus que des millions d’acres de forêts et de zones humides — des milliers d’espèces d’animaux, d’oiseaux, de plantes et d’insectes en ont fait leur habitat.
  • Des millions d’oiseaux terrestres vivent dans la région boréale, que ce soit de façon permanente ou comme migrateurs saisonniers. La forêt boréale abrite également plusieurs autres oiseaux, tels que des hiboux, des colibris, des pique-bois, des vautours, des faucons, des martins-pêcheurs et des oiseaux chanteurs.
  • Les grands mammifères qui vivent dans la forêt boréale canadienne comprennent le caribou, le chevreuil, l’orignal, le loup et l’ours noir.
  • D’innombrables petits mammifères se retrouvent dans la forêt boréale : le renard, le lynx, le raton laveur, le porc-épic, le lièvre, le castor, l’hermine, le rat musqué, la martre d’Amérique, l’écureuil et la chauve-souris.
  • Puis, il y a les insectes de la région boréale, dont les coléoptères, les libellules, les sauterelles, les abeilles et les fourmis et, si vous avez la chance d’en voir en personne, de magnifiques papillons.